Histoire post-mortem du chaperon rouge...
Bah j'ai profité de mes vacances pour terminer une petite nouvelle qui trainais depuis des lustres. Donc pas sûre que ce soit du grand art mais bon. L'idée m'était venue en voyant une étrange illustration sur un blog aujourd'hui fermé (pour vous dire que ça date... Enfin voilà quoi...
Histoire post-mortem du chaperon rouge
Cétait un jolie bois Lidéal pour un pique-nique. Digne daccueillir la chaumière de Blanche-neige et de ses sept nabots. Oui, mais voilà Si la lisière nous paraît accueillante, on se rend vite compte en avançant dans les sous bois quon aurais mieux fait de rester au chez sois. Il y a avait quelque chose de malsain Une rumeur Non, un silence. Un réel silence de mort. Ce petit bois était bien connu des villageois. Cétait une aubaine pour les parents désireux de faire revivre le mythe du croquemitaine :
_ Si tu nest pas sage, lesprit des bois viendra te chercher.
_ Reste tranquille ou nous tabandonnerons dans les bois
Et les enfants redevenais silencieux. Car ils savaient eux que les esprits ne se font pas invoquer inutilement et quil y a de vieilles choses qui ne faut pas déranger.
Mais cette histoire nest pas celle de deux malheureux gamins perdue dans les bois par leur parents. Pas plus que celle dune sorcière aux dents de fer vivant dans une maisons aux pieds de poules. Non, ceci est le récit vécu dune bande de jeunes en mal daventure, venus ici pour échapper à latmosphère étouffante du cocon familiale. Il y avait quand même une plus petite : Anna.
_ Anna petite peste ! Ne téloigne pas ! Grogna sa grande sur Christine. Jai promis aux parents de te supporter, mais au moindre problème, je tenferme dans la voiture.
_ Ha non ! Quelle horreur ! Elle va saloper mes sièges ! Sexclama un Lucas goguenard. Elle est peut être doccase mais cest quand même la voiture de mes parents.
_ Tinquiète ricana Amandine, elle va juste se faire les griffes dessus.
A ce moment, Anna se retourna :
_ Jai vu une petite fille.
_ Hooo ! Mon dieu ! Cest pas commun ça ! Cest vrai que cest en voix de disparition ces bêtes là, minauda Stanley dune voie aigrelette.
Les quatre amis commençais déjà à sortir leur affaires, à installer la couverture. Comme il était presque midi on sortie le pique-nique du coffre.
_ Elle avait un capuchon rouge, ajouta la fillette en sapprochant.
_ Hou ! Cest le petit chaperon rouge, hulula Stanley.
_ Pourquoi tes aussi bête Stan ? le coupa Christine agacé.
_ Mais cest pour mieux te manger, cria celui-ci en se jetant sur la jeune fille.
Après le repas, Anna demanda à aller jouer et sa sur, soucieuse de se débarrasser delle ly autorisa sans trop réfléchir. En réalité, Lucas avait récupéré on ne sais trop où, un peu de ces herbes au vertus hallucinogènes. Nétant pas politiquement correcte de les étaler à la vue des plus jeunes, il valait mieux éloigner la gamine. Notre petite groupe sexerçait donc avec application à lépreuve du rond de fumée quand un cri aigu se fit entendre. Linstant se figea, empesant latmosphère.
_ Cétait pas ta sur ? suggéra Amandine à Christine.
Celle-ci se redressa soudainement en proie à la peur et au doute.
_ Annaaaaa ! Appela-t-elle en vain. Merde ! Où est-ce quelle est ?
Elle sélança aussitôt sous le couvert du bois suivit par ces amis qui nen menait pas large. Mais comme la fillette demeurait introuvable, il fut décidé quun groupe retournerai à la voiture au cas où Anna y reviendrais tandis que lautre continuerais les recherches. Christine et Lucas senfoncèrent donc dans les bois tandis quAmandine et Stanley rebroussèrent chemin.
Ces derniers marchaient déjà depuis quelque minute lorsquil y eut bruit dans les fourrés juste à côté deux :
_Tas entendu ? Chuchota Amandine
_ Ouai ! Sans doute le lououououp, hulula son compère en se jetant à son cou.
_ Mais dégage pauvre andouille !, le repoussa la jeune fille. Quest-ce que tu peux être con quand tu ty mets.
Soudain un grognement se fit entendre. Un son sourd et profond, de ceux qui ne sorte de la gorge que des créatures inconnues et malfaisantes.
_ Et ça, tas entendu ?
_ Je crois bien souffla Stanley. Viens, faut retourner à la voiture histoire de voir si la petite nest pas revenu.
Les deux amis pressèrent le pas. Ce fut quand ils débouchèrent dans la clairière quils tombèrent nez à nez avec la bête. La chose, dune noirceur démoniaque était occupé à fouiller les sacs quils avaient laissé traîner. Surpris, Stanley dont les nerfs commençait à crisser poussa un hurlement de terreur. Son amie partie quant à elle dun rire franc.
_ Non mais quelle lopette ! Ce nest quun chiot et toi tu te pisse dessus. Tes vraiment quun gros nul.
Attendris, la jeune fille se pencha pour caresser la bête. Cétait un jeune chien bâtard et sans collier.
_ Mouai, Tu devrait pas le toucher. Ce truc doit être plein de puces grogna ladolescent derrière elle.
_Soit pas si rabat joie, regarde comme il est mignon, le sermonna Amandine en prenant lanimal dans ses bras.
Un peu plus loin, Christine et Lucas étaient toujours à la recherche de la petite. La jeune fille commençais dailleurs à ce faire du soucie. Comment expliquer à ses parents quelle venait de perdre sa sur dans les bois. Soudain une petite voix fluette ce fit entendre.
_ Tiens, regarde, elle est jolie cette fleur. Si on las met à côté de la bleu, ça commence à devenir un jolie bouquet.
_ Anna ! Cria Christine en se précipitant vers sa sur. Putain Anna tu ma fait peur. On avait dit que tu ne devait pas téloigner.
_ Regarde Christine, mon amie et moi on te fait un jolie bouquet de fleur, répondis la fillette comme insensible aux angoisses de son aîné.
_Ton amie ?
Cest alors que Lucas et Christine la virent. Elle attendait sagement à côté dAnna. Un vieux panier dosier à la main. Une petite cape à chaperon drapait son corps frêle et masquait son visage dont seul la pointe du menton était visible.
_ Elle dit quelle a des galettes et du beurre dans son panier pour nous tous, continua Anna un large sourire à la bouche.
_ Heu Bonjour, commença Lucas qui fut le premier à réagir. Comment tu tappelles ?
Pas de réponse.
_ Tes parents sont avec toi ?
_ Elle dit quelle habite près du vieux moulin au village, repris Anna.
_ Haaa! Tes du coin alors ! Sexclama Lucas.
_Je peux rester jouer avec elle,demanda la gamine à sa sur.
_ Je Daccords, mais je préférerais que vous rapprochiez de la clairière pour jouez.
Sa cadette lui fit un grand sourire et sadressant à létrange fillette au chaperon, linvita à la suivre. Les deux gamines commencèrent à se diriger vers la voiture sous le regard incrédule des deux ados.
_ Woaaa ! Tu crois quelle le fait exprès Je veux dire, le look chaperon rouge ? Interrogea Stanley se remémorant les vieux contes.
Christine haussa les épaules et emboîta le pas aux fillettes.
Lorsquils arrivèrent enfin à leur petit campement, ils trouvèrent Amandine et Stanley fort occupé à jouer avec le petit chien.
_ Dites donc, vous autres, engagea Lucas. Vous affolez pas surtout. Si ça ce trouve la gosse sest fait découpé en rondelles par un malade.
Les deux ados relevèrent la tête et le visage dAmandine séclaira.
_ Ho ! Vous lavez enfin retrouvé alors . Où était , La phrase resta en suspens quand sont regard se posa sur létrange fillette.
_ Ouai, et on ramène le petit chaperon rouge avec ses galettes et son pot de beurre; Ricana Lucas en voyant la tête de ses amis.
_ Tenez, cest pour vous, dit soudain létrange fillette dun petit voie fluette. Ma grand-mère ne peut plus les manger maintenant mais il ne faut pas les gâcher.
_ Heu Merci, hésita Christine en prenant le panier que lui tendait la gamine.
_ Hééé ! Partage un peu, jaime bien la galette moi, grogna Stanley en se jetant sur le panier.
Il sen empara mais le rejeta presque aussitôt.
_ Beûuuuu ! Putain, mais cest quoi ce truc ?
Les trois autres ce penchèrent pour observer le contenu qui sétait répandu sur la mousse. Du panier était tombé des morceaux verdâtre de vestiges de pâtisseries. Du pot en céramique brisé, coulait un flot dasticot aussi gros que des grains de riz.
_ Beurk ! Sécria Amandine. Si cest une plaisanterie, je ne trouve ça pas drôle, continua elle à ladresse de le fillette vêtue de rouge.
A ce moment, le chiot dans ses bras commença à sagiter et à grogner. Prenant subitement peur quil ne la morde, Amandine lâcha prise. Le bête fila aussitôt vers le petit chaperon qui poussa un hurlement de terreur. Elle se pencha pour ramasser quelque chose parmi les restes du pique nique et au moment où lanimal fondit sur elle, la gamine déplia le bras. Le chiot roula à terre, un couteau planté dans la poitrine. A côté Anna et Amandine poussèrent un cri dhorreur tandis que les autres restaient interdits.
_ Hééé ! Mais elle est taré cette fille, hurla Stanley en se jetant sur le chaperon. Mais quest-ce quil tas pris ?
Alors que la gamine faisait mine de senfuir, le garçon lattrapa violement par le bras et commença à la secouer.
_ Stanley ! Arrête bon sang, tu vas la blesser ! Voulut intervenir Christine.
Dans ses bras sa petit sur hurlait toujours comme une possédé à la vue des flots rougeoyant qui séchappait du poitrail de la bête. Et soudain, le silence revint. Le capuchon avait glissé révélant la visage du petit chaperon rouge. Stanley eut un haut le cur. Il pouvait à présent voir la face blafarde de la fillette. Mais ce qui le terrifia furent ses horribles yeux blanc et révulsés. Des yeux de poisson mort.
_ Il ma attaqué, se justifia-t-elle dune petite voix
Quelquun cria à nouveau A terre, le cadavre du clebard commençait à sagiter de soubresauts. Quelque chose semblait lanimer de lintérieur le gonflant comme une baudruche. Et soudain, la chair se déchira et une immense silhouette noir en jaillit. A ce moment même les quatre ados qui assistaient à la scène reçurent une terrible poussée dadrénaline. La peur leur nouaient les tripes, les réduisant à létat de poupées de chiffons. Oh ! Ça navait rien a voir aux petits frissons quils se procuraient tard le soir en regardant des films dans lesquels sétalaient sang et viscères du début à la fin. Maintenant, ils avaient réellement peur. Dune terreur inexplicable, viscérale qui les faisait couiner comme des gorets à labattoir. La terrible bête acheva de sélever et de dangereuses griffes apparurent aux bout de chacun de ces membres. Et soudain, mû par un seul et même instinct, les quatre ados se ruèrent vers la voiture. Ils se hâtèrent tous de claquer les portières et denclencher les verrous.
Mais dehors le monstrueux quadrupède aux allures de démons se ramassait près à bondir. Le petit chaperon quant à lui poussa un hurlement et agrippa la petite Anna pour se faire un bouclier humain. La petite que sa sur avait abandonnée dans la panique était pétrifiée. Elle ferma les yeux très fort en se répétant que ce nétait quun mauvais rêve. Mais la rempart était dérisoire et la bête se jeta sur les deux gamines dans un grognement de satisfaction. Dun coup de patte habile, la créature les envoya valdinguer dans les airs doù elles redescendirent droit dans son gosier. Le monstre goba les deux corps avec un horrible bruit de succion. Les fillettes disparurent dans lsophage. La bête repus se lécha les babines, émit un rot sonore puis disparut dans les bois laissant les quatre ados terrorisés dans leur voiture.
Il arrive parfois que des âmes mortes prématurément se retrouvent coincée entre le monde des morts et celui des vivants. Parfois certaine sont condamnée à re-vivre pour toujours leur dernier combat. Peut on seulement imaginer quune gamine innocente qui ne faisait quapporter un panier de provisions à sa grand-mère se soit fait aspirer par une noire créature aux crocs dacier ? Dès lors, elle serait condamné à être régurgitée encore et toujours, et à fuir son bourreau qui se mettrait aussitôt à la re-poursuivre. Parfois le chemin de la malheureuse croiserait celui de vivants, et elle tenterais den entraîner un dans sa spirale infernale. Sans doute parce quelle ne veut plus se sentir seule ? Peut être aussi quelle souhaiterait échanger sa place de damné avec quelque un dautre ? Ou bien notre imagination nous jouerait tout simplement de mauvais tours Une branche qui craque, le vent qui gémit Un homme mal intentionné comme il en existe parfois qui passait par là Qui sais ? De toute façon, je vous avait prévenu quon ne ressortait pas de ces bois indemne.
Fin (de loup ?)
.
En fait c'était plutôt court...
Cétait un jolie bois Lidéal pour un pique-nique. Digne daccueillir la chaumière de Blanche-neige et de ses sept nabots. Oui, mais voilà Si la lisière nous paraît accueillante, on se rend vite compte en avançant dans les sous bois quon aurais mieux fait de rester au chez sois. Il y a avait quelque chose de malsain Une rumeur Non, un silence. Un réel silence de mort. Ce petit bois était bien connu des villageois. Cétait une aubaine pour les parents désireux de faire revivre le mythe du croquemitaine :
_ Si tu nest pas sage, lesprit des bois viendra te chercher.
_ Reste tranquille ou nous tabandonnerons dans les bois
Et les enfants redevenais silencieux. Car ils savaient eux que les esprits ne se font pas invoquer inutilement et quil y a de vieilles choses qui ne faut pas déranger.
Mais cette histoire nest pas celle de deux malheureux gamins perdue dans les bois par leur parents. Pas plus que celle dune sorcière aux dents de fer vivant dans une maisons aux pieds de poules. Non, ceci est le récit vécu dune bande de jeunes en mal daventure, venus ici pour échapper à latmosphère étouffante du cocon familiale. Il y avait quand même une plus petite : Anna.
_ Anna petite peste ! Ne téloigne pas ! Grogna sa grande sur Christine. Jai promis aux parents de te supporter, mais au moindre problème, je tenferme dans la voiture.
_ Ha non ! Quelle horreur ! Elle va saloper mes sièges ! Sexclama un Lucas goguenard. Elle est peut être doccase mais cest quand même la voiture de mes parents.
_ Tinquiète ricana Amandine, elle va juste se faire les griffes dessus.
A ce moment, Anna se retourna :
_ Jai vu une petite fille.
_ Hooo ! Mon dieu ! Cest pas commun ça ! Cest vrai que cest en voix de disparition ces bêtes là, minauda Stanley dune voie aigrelette.
Les quatre amis commençais déjà à sortir leur affaires, à installer la couverture. Comme il était presque midi on sortie le pique-nique du coffre.
_ Elle avait un capuchon rouge, ajouta la fillette en sapprochant.
_ Hou ! Cest le petit chaperon rouge, hulula Stanley.
_ Pourquoi tes aussi bête Stan ? le coupa Christine agacé.
_ Mais cest pour mieux te manger, cria celui-ci en se jetant sur la jeune fille.
Après le repas, Anna demanda à aller jouer et sa sur, soucieuse de se débarrasser delle ly autorisa sans trop réfléchir. En réalité, Lucas avait récupéré on ne sais trop où, un peu de ces herbes au vertus hallucinogènes. Nétant pas politiquement correcte de les étaler à la vue des plus jeunes, il valait mieux éloigner la gamine. Notre petite groupe sexerçait donc avec application à lépreuve du rond de fumée quand un cri aigu se fit entendre. Linstant se figea, empesant latmosphère.
_ Cétait pas ta sur ? suggéra Amandine à Christine.
Celle-ci se redressa soudainement en proie à la peur et au doute.
_ Annaaaaa ! Appela-t-elle en vain. Merde ! Où est-ce quelle est ?
Elle sélança aussitôt sous le couvert du bois suivit par ces amis qui nen menait pas large. Mais comme la fillette demeurait introuvable, il fut décidé quun groupe retournerai à la voiture au cas où Anna y reviendrais tandis que lautre continuerais les recherches. Christine et Lucas senfoncèrent donc dans les bois tandis quAmandine et Stanley rebroussèrent chemin.
Ces derniers marchaient déjà depuis quelque minute lorsquil y eut bruit dans les fourrés juste à côté deux :
_Tas entendu ? Chuchota Amandine
_ Ouai ! Sans doute le lououououp, hulula son compère en se jetant à son cou.
_ Mais dégage pauvre andouille !, le repoussa la jeune fille. Quest-ce que tu peux être con quand tu ty mets.
Soudain un grognement se fit entendre. Un son sourd et profond, de ceux qui ne sorte de la gorge que des créatures inconnues et malfaisantes.
_ Et ça, tas entendu ?
_ Je crois bien souffla Stanley. Viens, faut retourner à la voiture histoire de voir si la petite nest pas revenu.
Les deux amis pressèrent le pas. Ce fut quand ils débouchèrent dans la clairière quils tombèrent nez à nez avec la bête. La chose, dune noirceur démoniaque était occupé à fouiller les sacs quils avaient laissé traîner. Surpris, Stanley dont les nerfs commençait à crisser poussa un hurlement de terreur. Son amie partie quant à elle dun rire franc.
_ Non mais quelle lopette ! Ce nest quun chiot et toi tu te pisse dessus. Tes vraiment quun gros nul.
Attendris, la jeune fille se pencha pour caresser la bête. Cétait un jeune chien bâtard et sans collier.
_ Mouai, Tu devrait pas le toucher. Ce truc doit être plein de puces grogna ladolescent derrière elle.
_Soit pas si rabat joie, regarde comme il est mignon, le sermonna Amandine en prenant lanimal dans ses bras.
Un peu plus loin, Christine et Lucas étaient toujours à la recherche de la petite. La jeune fille commençais dailleurs à ce faire du soucie. Comment expliquer à ses parents quelle venait de perdre sa sur dans les bois. Soudain une petite voix fluette ce fit entendre.
_ Tiens, regarde, elle est jolie cette fleur. Si on las met à côté de la bleu, ça commence à devenir un jolie bouquet.
_ Anna ! Cria Christine en se précipitant vers sa sur. Putain Anna tu ma fait peur. On avait dit que tu ne devait pas téloigner.
_ Regarde Christine, mon amie et moi on te fait un jolie bouquet de fleur, répondis la fillette comme insensible aux angoisses de son aîné.
_Ton amie ?
Cest alors que Lucas et Christine la virent. Elle attendait sagement à côté dAnna. Un vieux panier dosier à la main. Une petite cape à chaperon drapait son corps frêle et masquait son visage dont seul la pointe du menton était visible.
_ Elle dit quelle a des galettes et du beurre dans son panier pour nous tous, continua Anna un large sourire à la bouche.
_ Heu Bonjour, commença Lucas qui fut le premier à réagir. Comment tu tappelles ?
Pas de réponse.
_ Tes parents sont avec toi ?
_ Elle dit quelle habite près du vieux moulin au village, repris Anna.
_ Haaa! Tes du coin alors ! Sexclama Lucas.
_Je peux rester jouer avec elle,demanda la gamine à sa sur.
_ Je Daccords, mais je préférerais que vous rapprochiez de la clairière pour jouez.
Sa cadette lui fit un grand sourire et sadressant à létrange fillette au chaperon, linvita à la suivre. Les deux gamines commencèrent à se diriger vers la voiture sous le regard incrédule des deux ados.
_ Woaaa ! Tu crois quelle le fait exprès Je veux dire, le look chaperon rouge ? Interrogea Stanley se remémorant les vieux contes.
Christine haussa les épaules et emboîta le pas aux fillettes.
Lorsquils arrivèrent enfin à leur petit campement, ils trouvèrent Amandine et Stanley fort occupé à jouer avec le petit chien.
_ Dites donc, vous autres, engagea Lucas. Vous affolez pas surtout. Si ça ce trouve la gosse sest fait découpé en rondelles par un malade.
Les deux ados relevèrent la tête et le visage dAmandine séclaira.
_ Ho ! Vous lavez enfin retrouvé alors . Où était , La phrase resta en suspens quand sont regard se posa sur létrange fillette.
_ Ouai, et on ramène le petit chaperon rouge avec ses galettes et son pot de beurre; Ricana Lucas en voyant la tête de ses amis.
_ Tenez, cest pour vous, dit soudain létrange fillette dun petit voie fluette. Ma grand-mère ne peut plus les manger maintenant mais il ne faut pas les gâcher.
_ Heu Merci, hésita Christine en prenant le panier que lui tendait la gamine.
_ Hééé ! Partage un peu, jaime bien la galette moi, grogna Stanley en se jetant sur le panier.
Il sen empara mais le rejeta presque aussitôt.
_ Beûuuuu ! Putain, mais cest quoi ce truc ?
Les trois autres ce penchèrent pour observer le contenu qui sétait répandu sur la mousse. Du panier était tombé des morceaux verdâtre de vestiges de pâtisseries. Du pot en céramique brisé, coulait un flot dasticot aussi gros que des grains de riz.
_ Beurk ! Sécria Amandine. Si cest une plaisanterie, je ne trouve ça pas drôle, continua elle à ladresse de le fillette vêtue de rouge.
A ce moment, le chiot dans ses bras commença à sagiter et à grogner. Prenant subitement peur quil ne la morde, Amandine lâcha prise. Le bête fila aussitôt vers le petit chaperon qui poussa un hurlement de terreur. Elle se pencha pour ramasser quelque chose parmi les restes du pique nique et au moment où lanimal fondit sur elle, la gamine déplia le bras. Le chiot roula à terre, un couteau planté dans la poitrine. A côté Anna et Amandine poussèrent un cri dhorreur tandis que les autres restaient interdits.
_ Hééé ! Mais elle est taré cette fille, hurla Stanley en se jetant sur le chaperon. Mais quest-ce quil tas pris ?
Alors que la gamine faisait mine de senfuir, le garçon lattrapa violement par le bras et commença à la secouer.
_ Stanley ! Arrête bon sang, tu vas la blesser ! Voulut intervenir Christine.
Dans ses bras sa petit sur hurlait toujours comme une possédé à la vue des flots rougeoyant qui séchappait du poitrail de la bête. Et soudain, le silence revint. Le capuchon avait glissé révélant la visage du petit chaperon rouge. Stanley eut un haut le cur. Il pouvait à présent voir la face blafarde de la fillette. Mais ce qui le terrifia furent ses horribles yeux blanc et révulsés. Des yeux de poisson mort.
_ Il ma attaqué, se justifia-t-elle dune petite voix
Quelquun cria à nouveau A terre, le cadavre du clebard commençait à sagiter de soubresauts. Quelque chose semblait lanimer de lintérieur le gonflant comme une baudruche. Et soudain, la chair se déchira et une immense silhouette noir en jaillit. A ce moment même les quatre ados qui assistaient à la scène reçurent une terrible poussée dadrénaline. La peur leur nouaient les tripes, les réduisant à létat de poupées de chiffons. Oh ! Ça navait rien a voir aux petits frissons quils se procuraient tard le soir en regardant des films dans lesquels sétalaient sang et viscères du début à la fin. Maintenant, ils avaient réellement peur. Dune terreur inexplicable, viscérale qui les faisait couiner comme des gorets à labattoir. La terrible bête acheva de sélever et de dangereuses griffes apparurent aux bout de chacun de ces membres. Et soudain, mû par un seul et même instinct, les quatre ados se ruèrent vers la voiture. Ils se hâtèrent tous de claquer les portières et denclencher les verrous.
Mais dehors le monstrueux quadrupède aux allures de démons se ramassait près à bondir. Le petit chaperon quant à lui poussa un hurlement et agrippa la petite Anna pour se faire un bouclier humain. La petite que sa sur avait abandonnée dans la panique était pétrifiée. Elle ferma les yeux très fort en se répétant que ce nétait quun mauvais rêve. Mais la rempart était dérisoire et la bête se jeta sur les deux gamines dans un grognement de satisfaction. Dun coup de patte habile, la créature les envoya valdinguer dans les airs doù elles redescendirent droit dans son gosier. Le monstre goba les deux corps avec un horrible bruit de succion. Les fillettes disparurent dans lsophage. La bête repus se lécha les babines, émit un rot sonore puis disparut dans les bois laissant les quatre ados terrorisés dans leur voiture.
Citation
Journal du canton
Rubrique des faits divers
Lundi 9 Septembre
Disparition Dimanche dernier, la petite Anna Dumesnier à été porté disparu près du village[ ] Sa sur Christine Dumesnier ainsi que trois de ces amis, Amandine [ ] dont seul ce dernier était majeur se sont rendu dans les bois du Pas-du-Cerf en vu dun pique-nique. Les quatre adolescents affirme que la fillette avait commencé à jouer avec une petite fille « aillant lapparence dun morte et vêtue comme le petit chaperon rouge du conte » . Mais une énorme créature, « un loup gigantesque», les aurait toutes deux avaler tout rond ! Lhistoire semble pour le moins invraisemblable dautant plus que des analyses ont révélé que le groupe était sous lemprise de forte drogue au moment présumé de la disparition. Malheureusement, même si leur propos paraissent aberrant, la petite demeure toujours introuvable. La police dépêchée sur les lieux a été incapable de trouver le moindre indice. Pas de trace dun quelconque suspect sinon quelques touffes de poil de chien noir qui traînait ça et là
Il arrive parfois que des âmes mortes prématurément se retrouvent coincée entre le monde des morts et celui des vivants. Parfois certaine sont condamnée à re-vivre pour toujours leur dernier combat. Peut on seulement imaginer quune gamine innocente qui ne faisait quapporter un panier de provisions à sa grand-mère se soit fait aspirer par une noire créature aux crocs dacier ? Dès lors, elle serait condamné à être régurgitée encore et toujours, et à fuir son bourreau qui se mettrait aussitôt à la re-poursuivre. Parfois le chemin de la malheureuse croiserait celui de vivants, et elle tenterais den entraîner un dans sa spirale infernale. Sans doute parce quelle ne veut plus se sentir seule ? Peut être aussi quelle souhaiterait échanger sa place de damné avec quelque un dautre ? Ou bien notre imagination nous jouerait tout simplement de mauvais tours Une branche qui craque, le vent qui gémit Un homme mal intentionné comme il en existe parfois qui passait par là Qui sais ? De toute façon, je vous avait prévenu quon ne ressortait pas de ces bois indemne.
En fait c'était plutôt court...
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Silverfire
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